à la une

Conférence du Cercle d’Études Citoyennes : Esclavage encore aujourd’hui.

Le Cercle d’Etudes Citoyennes proposait ce jeudi une conférence « Esclavage hier et aujourd’hui » qui s’inscrivait dans un cadre de plusieurs manifestations et expositions qui se tiennent à la MJC, à la Mairie et à la Médiathèque.

Devant un public nombreux, Marie-Paule Redon a cherché à présenter le plus simplement possible les différents visages que peut prendre l’esclavage de nos jours.

Cette ancienne journaliste vit à Montauban, présidente de l’association « Esclavages : mémoires présentes » fait des conférences surtout dans les écoles.

Pratique qui semble très ancienne en Europe comme le montre ces tombes datant du Néolithique, l’esclavage n’est pas réservé à une couleur de peau, même si l’Afrique noire a fourni non seulement de gros contingents d’esclaves, mais aussi les plus “rentables”.
Elle n’est pas non plus le fait d’un système économique, même si l’esclavage colonial est encore vif dans les mémoires et dans l’identité de certains français.

« L’esclavage ne disparaît pas avec le progrès, nous dit MP Redon, l’esclavage sexuel se pratique aujourd’hui en France.…
Si l’émasculation des hommes paraît avoir cessé avec les harems, les femmes, les enfants continuent à être vendus comme une « chose » dans le monde entier. » L’esclavage est une source de richesse, dont les retombées économiques peuvent largement dépasser le cercle restreint des “négriers”, « …les grandes religions monothéistes comme les idées républicaines ont trouvé bien des “arrangements” pour tolérer des pratiques qui enrichissaient leurs adeptes… » et il faut noter que les manuels scolaires sont souvent très discrets à cet égard.

Félix Bosse, martiniquais descendant d’esclaves vivant à Narbonne, a témoigné de « …ce douloureux travail de mémoire qu’il nous faut tous faire. »

F. Bosse félicite MP Redon pour avoir si bien compris qu’il n’y avait « pas de blancs, pas de noirs ni des jaunes mais…des hommes. »

Il conclut son intervention en citant Aimé Césaire, ce poète et homme politique antillais qui disait : « Laissez entrer le peuple noir sur la grande scène de l’humanité. »

Oui, comment échapper au ressentiment devant tant d’hypocrisie et d’injustice ?

Se garder de la caricature, ne pas faire d’amalgame, lutter contre les formes modernes d’esclavage mais aussi contre la tolérance envers les pratiques de pays encore esclavagistes et leur importation clandestine.

Voilà un bien vaste programme…

Vos services pratiques
Cartographie interactive

Newsletter

Le kiosque

  • Le Mag', le magazine du Grand Narbonne
  • Lo Grussanot
  • Biberons et Couches
  • La Gruissanette
Gruissan en images