Par Jean-Louis Silvestre
Francis Besse a donné, au cours de son existence, du sens à sa vie, il a su faire du lien entre nous mais encore a porté un autre regard sur la douleur, la maladie et le courage au quotidien.
« Il y avait de la sympathie et la générosité du métier, il y avait la fierté et la grandeur du métier, il y avait l’ivresse et la profondeur du métier… et s’il suscitait la respectabilité et la recherche de soi, il conduisait l’homme au travail, vers la noblesse et la beauté, au-delà du symbole, vers la vérité : l’amour se son prochain. Tout cela restera gravé dans nos mémoires. Tout cela restera gravé dans la pierre. Immuablement ».
Ainsi la communauté de Gruissan, tout comme le corps médical et les associations sportives du Narbonnais peuvent, dès à présent, s’associer à la reconnaissance de son professionnalisme avéré, de son acharnement au service de la santé publique. Francis par respect à sa combativité, à son courage et à sa modestie mais aussi à sa discrétion exemplaire, mérite un hommage de toutes celles et ceux qui, un jour, ont vécu dans la souffrance des moments difficiles. Ils auront à cœur de faire ce devoir de mémoire. L’art brut qu’il aimait tant par la grâce et le talent du sculpteur Serge Verdin nous rappellera cette mort tragique et « absurde » qui aujourd’hui, nous prive d’un médecin passionné, d’un sportif accompli, d’un être cher à sa famille et à ses amis disparu en juin 2011 dans le Massif du Canigou.
Hommage donc à ce grand bienfaiteur de l’Humanité.
Jean-Louis Silvestre






