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Le Parc et ses partenaires au chevet de la Centaurée de la Clape

Espèce végétale en voie de disparition

« Sans intervention, la Centaurée de la Clape pourrait disparaître à court terme du massif de la Clape » affirment les scientifiques de l’ISEM[i] et du CEFE-CNRS[ii]. Face à ce constat, le Parc soutenu par la Région, le Département, l’Etat et l’Europe, compte bien inverser cette tendance malgré la complexité des actions à engager.

La Centaurée de la Clape (Centaurea corymbosa pourret.), découverte au 18ème siècle par l’Abbé Pourret, est une espèce protégée strictement endémique[iii] au massif de la Clape qui est présente uniquement sur 6 petites stations au sud du site. Au centre de toutes les préoccupations des chercheurs, des suivis scientifiques réguliers sont menés par l’ISEM depuis 1994 afin d’approfondir les connaissances sur sa génétique et la dynamique de ses populations.
Le constat est sans appel : depuis 2007, soit 4 ans après la sécheresse de 2003, un déclin des populations s’est engagé. Et cette dynamique fait craindre la disparition de l’espèce d’ici une cinquantaine d’années d’autant que la sécheresse de cette année a encore eu raison de nombreux individus.

C’est pourquoi, le Parc (animateur du site Natura 2000 du massif de la Clape) et les scientifiques se sont lancés le défi d’inverser cette tendance et de trouver des solutions pour renforcer les populations de cette espèce unique. Soutenus financièrement par la Région Occitanie/ Pyrénées Méditerranée et le Département de l’Aude conscients des enjeux importants liés à cette espèce, plusieurs actions doivent être engagées pour espérer une amélioration.

La première, en cours de réalisation, est de créer une pépinière de centaurées afin d’obtenir un maximum de graines d’ici 5 ans (la Centaurée ne fleurit qu’une fois tous les 5 ans avant de mourir !)

Après avoir obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires à la manipulation et au transport d’espèces protégées, les graines récoltées par l’ISEM dans le massif ont pu être mises à germer à la Pépinière Départementale de Lézignan-Corbières.
Aujourd’hui, le millier de plantules en développement a été transféré à la Pépinière du Rec d’Argent, dans la Clape, sur la propriété du Conservatoire du Littoral, afin de continuer leur croissance dans les conditions climatiques nécessaires à l’espèce.

En parallèle, les chercheurs de l’ISEM et du CEFE-CNRS travaillent sur la définition exacte de l’habitat naturel de cette espèce de milieux rocheux (faille, microfissure, éboulis…) afin de comprendre où et comment elle se développe en milieu naturel.

Et après ? Une fois les graines de la pépinière récoltées et les conditions pédologiques (géologie, sol…) et climatiques (exposition, humidité…) de développement optimal connues, le Parc et les scientifiques pourront, par l’intermédiaire d’un contrat Natura 2000, semer cette banque de graines afin de renforcer les 6 populations existantes et en créer de nouvelles si les recherches permettent de retrouver, au sein du massif, un secteur propice.

Un projet d’envergure afin de conserver un patrimoine exceptionnel unique au monde !

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