Culture, Patrimoine, Sports et Associations
Vœux 2010
  Enregistrer au format PDF

Gruissan d’Autrefois n°003

Mai 1989

Les lecteurs de « Gruissan d’Autrefois » sont très nombreux et nous les remercions en souhaitant que chacun de nous aide à la diffusion, la mairie de Gruissan nous permettant une impression gratuite. Nous présentons des « séquences historiques » simples mais précises faisant référence aux études et documents connus. Les livres édités sont toutefois des œuvres plus complètes que nous conseillons de lire.

Notre but est de réaliser le souhait de Paul Carbonel qui dans son étude historique écrivait :

« La présente étude fut inspirée par l’attachement au sol natal…L’auteur n’avait d’abord égoïstement songé qu’à lui-même. Chemin faisant, il pensa que le fruit de ses recherches, il devait le partager avec ses compatriotes. Il avait été amené à cette idée par une remarque navrante, maintes fois observée, non pas seulement en son village, mais en divers lieux : un voyageur, arrivant pour la première fois dans une localité, intrigué par des ruines ou des édifices anciens, se renseigne auprès des habitants et n’obtient de ceux-ci que vagues réponses. Le plus grand nombre de nos compatriotes initiés dès l’école primaire à l’Histoire Nationale, ignorent souvent celle de leur village. Et non pas seulement l’Histoire de ses plus anciennes origines mais aussi celle des plus récentes générations. Quelques rares municipalités de villes fortunées ont fait remettre aux enfants des écoles de petites brochures traitant de l’Histoire Locale : initiative heureuse ! Les enfants, comme les parents, s’intéressent mieux aux événements survenus en des lieux où ils vivent journellement. Nous avons personnellement constaté cette curiosité…Ainsi, chaque Français, petit ou grand, peut puiser dans l’histoire de sa petite patrie des raisons nouvelles d’aimer la grande. »
Paul Carbonel 1948 Extrait de l’Avant Propos.

Réflexions de Léon MILHE
Le « lieu de Gruissan » à l’époque révolutionnaire

Le plan du village en 1789 reste celui du Compoix de 1771 avec de nouvelles habitations pour satisfaire une population croissante : 1100 hab. en 1768, 1708 hab. en 1800. Ce plan avec 240 maisons montre un village peu étendu et l’interdiction de construire hors muraille existe encore en 1791 (porte d’EnBonnet démolie en 1800). Une partie de population vit dans la campagne (métairies, bergeries, masures), au bord de l’étang à la Madière, à Ste Lucie (vendue bien national en 1791). Le Compoix de 1771 est le premier document cadastral sérieux qui avec ses plans, répertoire le nom des propriétaires et la contenance des terres et maisons.

A l’époque de la révolution l’image du village est donc précise : C’est un croissant autour du Pech du Château et les nombreuses maisons entre église et presbytère confirment l’hypothèse de la naissance du village au sud-est : la Porte des Pujos est construite sur le rocher et la rue du Château suit une pente rocheuse alors que la Porte d’EnBonnet est une avancée plus récente du village sur la langue de terre émergeant lentement au cours des siècles entre Pech du Château et Pech des Moulins.

Les rues Colbert, de la République, Pasteur n’existent pas : c’est le bord de l’étang avec ses marécages qui longe la muraille. Des « patus » sautent la muraille et les parties hachurées la marquent démolie. Actuellement des maisons construites rue Colbert ou rue de la République ont à quelques mètres de la porte d’entrée un mur très épais, vestige de l’ancienne muraille.

Le plan montre l’évolution des constructions ; habitation côté rue puis un patus sans rue, celle-ci créée, une maison est construite sur le patus en laissant une petite cour intérieure.

Ces « longues habitations » ont deux sorties mais après héritage ou vente, elles se partagent. Devant église et hôtel de ville c’est la place de l’église sur laquelle se concentre toute l’animation du village. C’est là que sera planté « l’Arbre de la Liberté ». Autorisée en mars 1791 les pêcheurs créent la Prud’Homie avec l’installation actuelle au bas du Pech des Moulins. Sur le Pech il y a le cimetière, 4 moulins fariniers, une masure et face à la merle maison de garde des fermiers généraux du roi. Cette maison devient un poste de Douane.

Une très large étendue d’étang sépare le village de sa source d’eau de la Fontaine. La sortie du village par la porte d’EnBonnet est un chemin qui longe le Pech (rue de la douane) puis l’étang (chemin submergé par les hautes eaux de l’étang). Pendant les périodes de pluies, inondations, raz de marée la liaison avec Narbonne est très difficile parfois impossible à travers les marais de « Sainte Marie ». Ce plan est le dernier visage du « très vieux Gruissan » celui qui pendant des siècles fait le prisonnier de ses murailles. Le XIXe siècle va tout modifier et le « Nouveau Vieux Gruissan »…va naître !



Mercredi
8 septembre
Pleine-lune
Pleine-lune
Nuit
Min. 15°C
Jeudi
9 septembre
Soleil
Soleil
Max. 25°C
Min. 14°C

Hygiène et sécurité ville de gruissan

Vos habitudes et attentes en matière d’information et de communication

Quels outils d’information privilégiez-vous pour vous tenir au courant de la vie locale : : ?
Vous souhaitez communiquer avec la mairie, quels moyens devons-nous développer ? : ?