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Renforcement d’une plante endémique en déclin : la Centaurée de la Clape

La Centaurée de la Clape, cette belle plante aux fleurs pourpres, ne pousse nulle part ailleurs dans le monde que dans le massif de la Clape. La sécheresse de cet été ne l’ayant pas épargnée, le Parc naturel régional, animateur du site Natura 2000 du massif et les scientifiques sont à son chevet pour renforcer cette population en déclin.

Une opération placée sous haute-surveillance

Rédigé et animé par l’équipe du Parc naturel, le Document d’objectif est la feuille de route de la gestion de ce massif riche et sensible, site Natura 2000. Il stipule entre autres que comme le montrent les suivis démographiques réalisés depuis plus de 25 ans, les populations de Centaurée de la Clape sont en déclin, ce qui pourrait laisser craindre une extinction à court terme. Pour remédier à cela, l’équipe du Parc naturel et les scientifiques procèdent à des semis de Centaurée afin de renforcer cette fragile population.

Semis de Centaurée de la Clape

Les semis se déroulent en plusieurs étapes et répondent à un protocole strict élaboré par l’Institut des Sciences de l’Évolution de Montpellier et validé par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel.
Tout commence en pépinière où les plants sont placés dans des allées de culture à l’extérieur jusqu’à la production des graines nécessaires à son renforcement. Après égrainage des centaurées ayant fleuri sous haute surveillance, 100 graines sont placées dans de petits sachets en papier. GPS dans une main, sachet de graines dans l’autre, les quelques scientifiques autorisés à réaliser cette opération partent à l’assaut du massif de la Clape pour une opération sportive de semis de cette plante endémique. Les semis sont réalisés sur des zones où la Centaurée pousse déjà. Fleurissant tous les 4 ou 5 ans, la Centaurée affectionne particulièrement les bordures de falaise calcaire.

Les causes du déclin

Parmi les causes de ce déclin, la compétition avec d’autres espèces et la fermeture des milieux dans le massif sont souvent évoquées. Suite à une thèse soutenue en 2018, il a pu être démontré que l‘évolution démographique de la Centaurée est très fortement impactée par les événements de sécheresse répétées. L’équipe du laboratoire de l’ISEM, pilotée par Eric Imbert, a effectué cette année un test de germination d’un lot témoin de graines de Centaurée ayant subi le même traitement que celles utilisées lors du semis cette année. Le résultat obtenu : 100 % de germination. Ceci est donc de bon augure pour les populations, si le facteur pluie est au rendez-vous bien-sûr.

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